Depuis de nombreuses années, vous appréciez l’esthétique et le confort du paquet ancien. Chaleureux, isolant, durable et tempéré, le plancher de qualité fait en effet partie des revêtements de sol les plus appréciés.

Pourtant, au fil des décennies rayures, taches, coups et parfois humidité dégradent même les plus résistantes des boiseries. Heureusement, les parquets anciens, planchers massifs et contrecollés, peuvent, à l’inverse des sols stratifiés, être poncés et rénovés plusieurs fois, pour une durabilité proche du siècle.

Dresser un état des lieux

Étape essentielle pour bien procéder, l’état des lieux pose les bonnes questions avant de nettoyer un parquet en bois et le rénover.

Identifier l’essence du bois et la nature du parquet

En fonction de la région d’habitation et de sa biodiversité, mais aussi de la pièce et de l’artisan-parqueteur engagé, le parquet posé peut présenter différents aspects, couleurs et niveaux de résistance. Ces caractéristiques sont liées notamment, à l’essence de bois utilisée.

Châtaigner, chêne, frêne, merisier ou pin, résistants et esthétiques, sont généralement utilisés dans les pièces de vie, salon, salle à manger, cuisine et dans les chambres. Teck, merbau ou wengé, onéreux, mais d’une excellente tolérance à l’humidité, sont plus facilement réservés aux pièces d’eau.

À noter ; le plancher est uniquement constitué de bois massif et présente une épaisseur importante. Le parquet est plus fin et parfois contrecollé. Il est alors composé d’une surface d’usure en bois massif collée à une autre couche de bois, massif ou reconstitué.

Observer le parquet et déterminer son état

Rayures, éclats dans le bois, taches d’eau ou de gras, lames de parquet gondolées par l’humidité… Avec le temps, l’usure naturelle, les occupants successifs, les périodes d’inoccupation et aussi en fonction de son essence, le parquet s’abîme de différentes façons.

Dresser la liste des dégradations du bois, vous permet de faire le choix de solutions adéquates pour sa restauration.

Retrouver le fil des différents traitements appliqués sur le bois

En usant d’un regard attentif, remontez le temps et obtenez des informations quant à la finition et aux précédents modes d’entretien et de nettoyage de votre parquet.

Ainsi, dans la plupart des cas, un parquet ancien recouvert d’une couche brillante plus ou moins écaillée aura été verni ou vitrifié. Son aspect vous semble plutôt brut ? Le bois a pu être entretenu à l’huile ou à la cire.

Les lames de parquet sont rugueuses, râpeuses et parfois inégales ? Il est probable que votre plancher n’ait jamais subi aucun traitement. Il est donc prêt à être rénové.

Préparer le support

Pour un parquet ancien ou un parquet traditionnel français, par exemple le parquet Versailles ou le parquet en point de Hongrie, il est recommandé de faire appel à un parqueteur professionnel. Quoi qu’il en soit, vous pouvez entreprendre vous-même la rénovation de votre plancher abîmé.

Décaper l’ensemble du parquet

Dans une pièce vide, poncez le parquet en plusieurs étapes. Un premier passage à l’abrasif gros grain met le bois à nu. Un second à l’aide d’un abrasif moyen fait disparaître les défauts. Un dernier passage au papier abrasif fin offre une finition lisse et douce.

Entre chaque passage de ponceuse, aspirez la poussière et utilisez un chiffon humide sur toute la surface afin de retirer les dernières impuretés.

Réparer et assainir le bois

Il arrive que des lames de parquet aient besoin d’être réparées ou remplacées parce qu’elles sont abîmées, fragiles, ou vermoulues, ce qui indique la présence d’insectes xylophages dans le bois.

Quand l’opération est réalisable, utilisez de la pâte à bois pour combler les creux, ou remplacez-les entièrement avant de procéder au ponçage. C’est également le moment de pulvériser, si nécessaire, une solution insecticide adaptée.

Parquet ancien

Protéger et sublimer

Une fois la beauté du parquet brut révélée et sa surface remise à neuf, vient le moment de choisir la finition qui correspond le mieux à votre décoration intérieure. Il s’agit ici de répondre à certains critères pratiques (adhérence, entretien…) et esthétiques (brillance, teinte…).

Simplicité du parquet huilé

Pour conserver tout le charme et l’authenticité d’un parquet naturel en bois massif, optez pour une finition huilée. Deux couches successives suffisent, accompagnées d’un entretien régulier à l’aide d’un savon adapté.

Non glissant et nourri en profondeur, ce type de parquet vieillit très bien grâce à une protection durable et efficace. Il reste malgré tout vulnérable aux tâches grasses.

Nostalgie du parquet ciré

Le parquet ciré est apprécié pour son odeur inimitable. Formulée à base de cire d’abeille, la cire à bois rend cependant le plancher glissant et n’offre qu’une protection limitée face aux taches et à l’eau.

Pour conserver tout son éclat à votre parquet ciré, comptez 3 ou 4 passages par an à la lustreuse.

Efficacité du parquet vitrifié

Si la vitrification est la finition la plus longue à mettre en œuvre en raison de temps de séchage longs entre chaque couche de vernis, elle est aussi la plus durable, avec en moyenne 15 ans d’efficacité.

Pour en bénéficier, procédez à l’application au pinceau large, d’une sous-couche ou fond dur, qui préserve le bois et facilite l’adhérence du vitrificateur. Appliquez ensuite à l’aide d’un rouleau trois couches successives de vitrificateur.

Entre chaque et après séchage complet, veillez à bien égrener la surface au papier de verre très fin et à parfaitement la dépoussiérer.

Le parquet vitrifié peut ensuite être passé à l’huile de lin ou lustré avec un polish adapté afin de lui conserver toute sa brillance.

Au quotidien, entretenir un parquet permet de profiter d’un sol sain, chaleureux et esthétique toute l’année. Dans la plupart des cas, une serpillière à peine humide et des pièces en feutre sous les meubles et chaises de la maison suffisent.

Par sa beauté, sa qualité et sa longévité, un parquet en bois régulièrement nettoyé, nourri et protégé sublime tous les intérieurs, de style moderne ou plus traditionnel.